CécileCoté1J’ai l’habitude de dire en plaisantant que j’aime les femmes qui ont de la bouteille et les bouteilles qui ont de la cuisse, voire l’inverse…

Grâce à mes pérégrinations dans la communication, j’ai la chance de rencontrer des viticulteurs et des viticultrices qui ont à la fois de la bouteille et de la cuisse et c’est toujours un plaisir de partager leur passion pour le bon vin.

CécileCoté3 Céline Côté fait partie de ces viticultrices passionnées qui ne s’arrêtent jamais de travailler. Ce petit bout de femme élève de l’Épineuil (bourgogne rouge) et du Tonnerre (bourgogne blanc) en bio sur 5 hectares. Elle a repris les vignes plantées par son père, pourtant à l’origine céréalier, mais qui a aidé à faire revivre le vignoble tonnerrois dans les années quatre-vingt-dix. Atavisme familial, sa famille produisait déjà du vin sur ces terres jusqu’à la crise phylloxérique qui a décimé toutes les vignes de l’Yonne. (Je rappelle ici que même en Puisaye poussait de la vigne).

Son passage en bio s’est fait tout naturellement sur une prise de conscience, lorsqu’elle a vu son père tomber malade, celui-ci ayant travaillé à la pire époque des traitements dans l’agriculture. Récemment, elle a même commencé à traiter sa vigne en biodynamie. Son autre spécificité est de labourer avec une jument (une Comtoise) douce et incroyablement obéissante.CécileCoté2

 Le résultat est un vin très bien structuré que cela soit en blanc (deux sortes de Tonnerre, dont un élevé en fût et pourtant très minéral) ou en rouge (l’Épineuil qui est vraiment un superbe vin, encore peu connu au niveau national et qui n’a pas à rougir de sa comparaison avec l’Irancy).

Les ancêtres vignerons de Céline peuvent être fiers d’elle.

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