Le-bain-de-mer

La vie est une affaire de choix disait Pierre Desproges dans l’introduction d’un de ses sketchs. Fromage ou dessert ? Résistance ou collaboration ?

 

Avec cet été qui n’en finit plus et le réchauffement climatique pas désagréable à notre petit niveau, j’ai eu l’impression fugace et non quantifiable d’être moins présent sur les réseaux sociaux. Même s’il m’arrive d’avoir mon mobile à portée de main pour faire une photo sur instagram, j’ai plus été sur ma terrasse avec mes amis à boire du rosé qu’en ligne.

 

Je dois même avouer une certaine lassitude pour les réseaux sociaux et les complaintes égotiques de ses membres (dont je fais partie, bien évidemment).

 

Si nous créons notre monde et notre vie (« Le monde est notre interprétation » dit Schopenhauer et Franck Lopvet parle, lui, de coquilles vides que nous remplissons), il en va de même pour notre monde virtuel. C’est ainsi que les algorithmes de Facebook, instagram, tumblr et autre google me font fréquenter en majorité des artistes, des modèles, des coachs ou thérapeutes de toutes sortes, parfois bien barrés. Peu de pro Macron dans mes relations, mes tendances sont nettement spiritualo-écolo-bio-bobo-gaucho et cela se ressent dans mes interactions.

Donc quitte à fréquenter des gens qui me ressemblent, autant le faire en vrai autour d’une table et devant un verre, ou pour une partie de pétanque.Censure

 

L’autre raison de cette lassitude est la constante censure concernant la nudité même très académique. Hormis Tumblr, il est impossible de montrer un bout de téton sur les réseaux sociaux. Toutes les images finissent par devenir lisses et identiques.

Je viens justement de refaire mon dossier photo à destination des galeries et sur 54 photos, seules trois ou quatre sont susceptibles d’être postées sur Facebook ou instagram.

 

Donc autant les montrer à mes amis qui les apprécient, tout en buvant un verre de rosé… CQFD.